C’est sous un ciel voilé que les 30 « marins » de l’ANR se sont retrouvés à Port Anna à Séné pour embarquer sur les sinagots.

Cinq d’entre nous sont restés à quai car un quatrième voilier, n’a pu naviguer faute d’équipage disponible.

Ces mythiques voiliers sont entretenus par une association «  les amis du Sinagot ». Ils sont au nombre de trois, l’un d’entre eux «  les trois frères » né en 1943, est classé aux monuments historiques, tandis que les deux autres ont été reconstruits à partir des plans originaux.

Les sinagots (du nom des habitants de Séné) sont à l’origine des bâtiments de pêche destinés essentiellement au dragage des huîtres dans le golfe du Morbihan. Les pêcheurs, très pauvres, travaillaient en famille. L’épouse était déposée sur une plage pour ramasser des coquillages. Les hommes draguaient (évidemment les épouses n’étaient plus là) et n’hésitaient pas à accoster pour piller les champs de pommes de terre pour améliorer l’ordinaire.

Après avoir rejoint nos embarcations respectives à l’aide des annexes, nous prîmes la mer, faute de vent, grâce aux moteurs des annexes pour les plus petits voiliers et du moteur du bateau pour le « trois frères » qui est plus important.

La navigation est une activité dangereuse pour la santé, car à 10H30, en passant en face du moine (rocher sculpté ressemblant à un moine), en face de l’île Bouédic, la tradition, respectée ce jour grâce aux connaissances et à la logistique de Lucien, est de boire un coup de blanc en récitant une incantation salutaire : « souviens-toi canotier, doublant le moine, il faut saluer d’un coup de blanc, sans respirer, bon vent, bonne mer, et bon courant te porteront assurément ».

Le ciel couvert jusque là, laissa place au soleil qui s’amusa à saute-mouton entre quelques nuages égarés. Le vent arrière commença à forcir légèrement et le taillevent (voile arrière) laissa filer la brise vers la misaine (voile avant) qui se gonfla fièrement.

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Quel beau spectacle que ces voiles trapézoïdales de couleur rouge ocre claquant au vent.

Nous laissâmes à bâbord l’Île aux Moines, l’appétit venant en voguant, un mouillage à l’île Berder permit un regroupement pour un pique-nique bien mérité. Et, dans cet environnement paradisiaque, les conversations ne manquaient pas de sel !

Pour tenir compte des marées, notre escale a duré trois heures, ce qui nous a permis de visiter cette île superbe. Certains, bien que n’ayant pas les mérites d’un prédécesseur qui marchait sur l’eau, ont fait une petite incursion sur le continent. En effet, à marée basse, un passage transforme Berder, en presqu’ile.

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A 15H00, tout le monde embarque pour l’aventure. Après une grasse matinée prolongée, changement de décor, avec un coefficient de marée de 110, le golfe se remplit rapidement, les courants sont trés forts et le vent s'est levé. C’est dans un ballet fascinant des voiles rouges que les sinagots se sont croisés, doublés, côtoyés en contournant l’Île aux Moines. Certains d’entre nous ont eu le privilège de barrer le bateau, et se prendre pour de vieux loups de mer, ou louves car certaines s’y sont essayées.

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Cette escapade nous a permis de découvrir que le Golfe du Morbihan est loin d’être un lac, tant ses courants sont complexes, les fonds parfois très bas à marée basse. C’est donc avec une frayeur rétrospective, que nous nous sommes demandé s’il était raisonnable de laisser certaines petites mains sur la barre.

A 17H00, nous nous garons dans le port (difficile pour un terrien d’utiliser le vocabulaire marin). C’est avec fierté que nous avons reçu notre certificat des amis du Sinagot.

Christiane et Daniel, qui n’avaient pu embarquer, nous attendaient pour nous offrir un délicieux goûter arrosé de cidre. Merci aux organisateurs pour cette magnifique journée, où même une météo favorable avait été commandée.

Et surtourt, un grand merci aux équipages qui nous ont accueillis avec gentillesse pour nous faire découvrir leur passion. Même s'ils n'ont pas fait de nous de vrais marins, à travers leurs narrations, nous avons pu nous replongé dans un pan de l'histoire du Golfe du Morbihan, qui grâce à leur dévouement perdurera.

 

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La Brière terre de Bretagne.

Il suffit de passer le pont, celui de La Roche Bernard bien sûr pour changer d’horizon et surtout de département. Arrêt technique au préalable à l’aire de Marzan où les mines se font grises avec quelques gouttes qui mouillent les lunettes. Quelques incantations et nous voilà rassurés le ciel se bleuit, les mines se réjouissent et le soleil trouve sa place, celle qui devrait toujours être la sienne.

Direction Saillée bourgade des faubourgs de Guérande pour une visite d’un musée du sel, le pilote du car a quelques difficultés à trouver son chemin … quelques chevaliers du fiel ont percé la chaussée.

Un musée fort instructif nous attend en place Jean IV, un film de la région et du métier aux allures de « dernière séance » avec en complément le clou de la visite : un guide au langage fort imagé et la présentation des outils et de la configuration des exploitations entre salines et œillets, pour le sel c’est presque la saison. Un autre petit film et une sortie groupée pour la photo traditionnelle avant de se diriger vers l’espace restauration.

Le village de Kerhinet au lieu-dit Bocra

Menu fort apprécié et pas de coupure habituelle de retraité, le groupe se sépare pour soit, prendre les calèches et la découverte d’un village uniquement aux toitures de chaume, l’autre partie s’embarquant pour un autre « cythère » dans les marais de La Brière où oies et ragondins cohabitent, les anguilles s’y pêchent et la zénitude nous transporte.

Encore une petite visite au village des « chaumes » et il est temps de rejoindre nos pénates, les voyageurs ont la mine réjouie et le regret peut-être aussi de ne pas avoir eu nos chanteurs (ses) habituels.

Encore une journée appréciée visiblement, le temps y est pour beaucoup mais pas que.

Le programme était complet de quoi donner envie encore de se projeter pour promouvoir nos activités. Quelques projets en vue, Marie-Thérèse cogite.  

 

Vers le diaporama ==> https://youtu.be/tpTYFp17ScQ

                                                                                                Francis Lopez


  

VISITE DE FOUGERES

 

Ce jeudi 18 MAI, 53 morbihannais ont saisi l'occasion donnée par l'ANR de découvrir la ville de FOUGERES.

Curieuse ville, située sur un promontoire rocheux dominant une vallée verdoyante occupée par un château tout aussi curieux.

A l'arrivée un «petit train» nous attendait pour un grand tour des lieux (il pleuvait … un peu, mais nous étions à l'abri) : la «ville haute» avec ses anciennes et belles maisons en pierre du pays, des fleurs le long des trottoirs et de beaux jardins (4 Fleurs au concours national des villes fleuries), une vue impressionnante de l'ensemble du château au fond de la vallée.

Fougères 20170518 20Puis a suivi la visite de ce monument historique et architectural remarquable. Situé sur une zone frontière entre la Bretagne et le Royaume de France, construit à l'époque médiévale, évoluant entre le XIIéme et le XVéme siècle, fin de l'indépendance de la Bretagne, il occupe un plateau de deux hectares, entouré actuellement de cours d'eaux moins importants sans doute qu'autrefois. Passé la porte poterne, on se trouve sur une grande place autour de laquelle étaient édifiées des constructions abritant les maîtres des lieux, les guerriers, les réserves de nourriture, et bien sûr les serviteurs. Tout ce petit monde était bien à l'abri, mais pour se protéger des envahisseurs éventuels cette ville forteresse était équipée de 12 tours, encore présentes, d'où l'on pouvait «tirer à l'arbalète» … Ce château reste unique en Europe pour son état de conservation et la compréhension de l'histoire du Moyen Age.

 

Retour en car dans la «ville haute» où nous attendait le personnel d'un restaurant haut de gamme et un repas à la hauteur de sa réputation.

Il était presque 15 h. Restait à visiter l'atelier-musée de l'Horlogerie.

Fougères 20170518 35Un petit musée, au fond du magasin, où avec surprise on découvre, explications à l'appui, une collection de montres et horloges aux mécanismes les plus anciens aux plus sophistiqués, des pièces rares qui témoignent de la connaissance et de la passion du couple d'horlogers qui nous a accueillis.

 

 

 

 

 

 

 

 Journée bien remplie, dont je pense chacun se souviendra.

 

Merci Marie-Thé.

J.Antignac

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Croisière sur l'Odet - 15 septembre 2017

 

Le bonjour d’Odile !

Qui est donc cette Odile ? Nous y reviendrons. Dès potron-minet les conquérants des voyages à la journée s’embrassent à la gare routière de Vannes. Six heures du matin c’est un peu tôt mais quand on aime... Escales habituelles, d’Auray à Lorient via Hennebont il n’y a que sept lieues, de quoi retrouver nos autres amis bien à l’aise dans leurs bottes.

 

La croisière.

Direction le Finistère du Sud, destination Bénodet et son embarcadère. Il fait beau, le chauffeur s’est trompé de port, il saura se faire pardonner. Commence alors une visite commentée, la guide est gironde, sa gouaille et ses chansons de marins dignes des cap Horniers, la croisière commence. Deux heures de dérive aux paysages surprenants, entre fjord et ria il n’y a guère de frontière. Des châteaux de gens huppés parfois inoccupés ou transformés en hôtels haut de gamme embellissent le paysage sur chacune des deux rives. Ils ont appartenu à ceux que l’on appelait « les gens de la rivière », référence aux nantis des Riviera des mers du sud.

Quimper se dessine après les derniers lacets,  il est temps de faire demi-tour et de redescendre le cours vers la mer. Le chauffeur nous attend à bon port cette fois. Après l’effort visuel, le réconfort, direction le restaurant le Prad, accueil de jeunes hôtesses fort aimables, les affinités se créent et chacun trouve sa place.

 

Le spectacle.

Des chaises sont disposées près des tables aux nappes très blanches et à la fin du repas une grosse interrogation sur ce qui va suivre….

Place au spectacle et c’est Odile la marionnette et son compère David "Le ventriloque" qui vont nous enchanter pendant 90 minutes. Entre caricatures bigoudènes et participation du public le show aura battu son plein, entre gaudriole et sensibilité, l’acteur et sa « maman Odile » aura su nous émouvoir.  Il est temps de rentrer chez nous, dernière étape dans une fabrique de crêpes répondant au nom de Bosser, une sinécure pour des retraités. Nos voyageurs en profitent pour nouer de nouveaux liens et apprennent à mieux se connaître. Dans le car Cigales et Cigalons se mettent à chanter, la preuve que ce projet a plu. L’organisatrice en est forte aise et reste ouverte à toutes vos suggestions. Soulagée une fois encore d’avoir donner une petite part de bonheur et redonner l’espace d’une journée, du rire aux gens…. gentiment !

 

Francis Lopez

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le 2 Juin 2016

La Cote de Granit rose

et L'Archipel des 7 Îles

            famille goeland                     ca tangue