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La ronde des mois - poèmes

Février

de Dominique SAGNE

 

Les petits matins froids du mois de février
Se lèvent dans des tons de rouge orangé,
Et les nuages lentement s'étirent,
Laissant au soleil le temps de se vêtir.
De sa douce chaleur, il fait fondre la glace
Que la nuit dépose comme une carapace,
Sur une nature, encore engourdie
Qui ne demande qu'à reprendre vie.
Février à mauvaise réputation.
A la lecture des vieux dictons
On le dit, froid, pluvieux, venteux
Et pourtant il est bien besogneux
Puisqu'il prépare le Printemps
Tirant la nature de son engourdissement
Un petit peu plus, chaque jour
Sans rien attendre en retour
Que de mourir, pour laisser sa place
A ce coquin de mois de Mars.
Mardi-gras et la chandeleur
Amènent à ce petit mois travailleur
Un air de fête, apprécié des petits
Qui le couvrent des couleurs des confettis.

 

Dominique Sagne (1956-)
Peintre, poètesse et photographe, Dominique Sagne réside dans le sud de la France.
Son blog :
https://departbis.skyrock.com/


 

47993860 Au gui l'an neuf 
« o ghel an heu »

D'où vient cette expression ?

Autrefois chez nos ancêtres les Gaulois, le gui était considéré comme une plante sacrée qui possédait des propriétés miraculeuses telles guérir les maladies, assurer la fertilité, protéger du poison et des méchants sorts.

De plus, lorsque des ennemis se rencontraient sous le gui, dans la forêt, ils se devaient de déposer leurs armes et d’observer une trêve jusqu’au lendemain. D’où l’origine probable de cette coutume de suspendre une boule de gui au plafond et d’y échanger un baiser en signe d’amitié et de bienveillance le soir du nouvel an.

Aujourd’hui seule perdure la coutume d’échanger un baiser sous le gui, notamment en Europe. Un baiser gage de bonheur amoureux, de mariage, de prospérité et de longue vie.

En France, cette coutume du « baiser sous le gui « se pratique surtout au jour de l’An ( "Au gui l’An neuf" ) et le baiser sous le gui s'échange le soir du  31 décembre ; il est le garant de la réalisation des souhaits formulés sous ses baies blanches aux douze coups de minuit... Sans doute parce que, alors que l’hiver sévit et détruit les plantes, le gui, lui garde ses branches vertes et ses fruits blancs, d’où de supposés pouvoirs magiques !

« Au gui l’an neuf ! », criaient autrefois nos ancêtres les Gaulois le premier jour de l’an, en offrant une branche de gui coupée. 

Belle année à tous et Au gui l’an neuf !

source = Le dix vins blog : http://www.dixvinsblog.com/2015/01/les-belles-expressions-francaises-au-gui-l-an-neuf.html

 

mais aussi ...

Lors du solstice d'hiver, les druides coupaient le gui sacré en prononçant les mots o ghel an heu, qui signifient littéralement que le blé germe dans la langue celte. Au Moyen Age, l'expression s'est transformée en "au gui l'an neuf"au travers des enfants qui réclamaient l'aumône.

source = linternaute : http://www.linternaute.fr/expression/langue-francaise/15148/au-gui-l-an-neuf/


 

thumb vignette poèmelors du séjour "Séniors en vacances" en l'île de Ré, les premiers beaux jours ont inspiré Loulou ...

 

A l’île de Ré

Voyez-vous surgir sur la mer immense

Une île géante, aride séjour

Comme il fait bon vivre en ce coin de France

Où les flots changeants baignent avec amour 

histoire des telecommunicationsvignette livres

Article relatant les actions très risquées et donc héroïques de Robert Keller, ingénieur des PTT et d’un groupe d’agents sûrs.

L’histoire de la source K est normalement disponible dans les bibliothèques de La Poste, mais les retraités postiers ou « orangeais » connaissent-ils ces évènements qui ont eu une importance capitale dans la préparation et le déroulement du débarquement en 1944 ?
Georges Pondaven

 

 Une action de résistance dans les PTT
pendant la guerre

Extrait du livre « Histoire des télécommunications en France » dirigée par Catherine Bertho

Lorsqu’on resserrait les rangs

La guerre fut l’occasion de rapprocher deux milieux qui travaillaient trop peu ensemble, les ingénieurs des télécommunications militaires et civils. Le Comité de Coordination des télécommunications impériales, créé en octobre 1944 servit à abriter une partie des services de transmissions et de renseignements ; leurs cadres y côtoyèrent les ingénieurs des services civils homologues, et le travail en commun porta de tels fruits qu’il fut poursuivi jusqu’après guerre. D’autres spécialistes militaires furent accueillis dans divers services de PTT et y jouèrent un rôle parfois important, comme l’a montré, entre autres l’épisode de la Source K.

La Source K

Les faits de résistance spécifiques aux PTT en France se trouvent aussi bien du côté des postiers que des télécommunicants. Un peu partout, les postiers espionnèrent par exemple le courrier suspect, détruisant au passage les lettres de dénonciation à la Gestapo, à la milice. Le personnel des télécommunications avaient un autre moyen d’action privilégié, les écoutes téléphoniques : souvent le simple fait pour une opératrice d’alerter des personnes ou des groupes résistant après avoir surpris des conversation entre des services de police et une gendarmerie locale, ou bien entre les responsables d’une opération de « maintien de l’ordre », permit aux gens menacés de déjouer l’arrestation, ou aux chefs de maquis d’effectuer un repli immédiat avec leurs hommes. Ainsi, une communication téléphonique interceptée entre la préfecture et la milice d’Annecy épargna t elle aux maquisards du Grand-Bornand le sort de leurs camarades du Vercors. Il y eut des « écoutes » plus délicates au point de vue techniques et plus dangereuses pour leurs auteurs. L’une d’elle garde pour l’histoire le nom de « source K » et la mémoire de l’ingénieur des télécommunications Robert Keller, son animateur : un capitaine du 2è bureau, camouflé dans les PTT avait eu l’idée de surprendre les communications téléphoniques allemandes qui s’échangeaient entre la Kommandantur de Paris et les services de Berlin via le câble Paris-Metz. L’écoute était impossible dans les centres de relais d’amplification car les techniciens français étaient étroitement surveillés par des techniciens allemands. Les seules solutions étaient une dérivation clandestine. Avec la complicité de hauts responsables, un pavillon fut loué à Noisy-le-Grand le long du trajet du câble ; des appareils d’adaptation et des amplificateurs spécialement étudiés dans ce but y furent installés, et des opérateurs polyglottes recrutés. Enfin le 16 avril 1942, en pleine nuit, Robert Keller, avec une petite équipe, sous le prétexte d’une panne qu’il avait lui-même provoqué, ouvrit une fouille en bordure de la route nationale, la couvrit de la tente traditionnelle et pratiqua un à un les branchements nécessaires sur les 70 circuits du câble, sans éveiller les soupçons ni des conducteurs de voitures circulant sur la route ni des techniciens de garde dans les stations. La tranchée refermée au petit matin, le système fonctionna pendant 5 mois, livrant des renseignements inestimables aussitôt envoyés à Londres par radio émetteur. Au bout de 5 mois, Keller, effrayé par les propos indiscrets qui couraient, coupa la liaison, mais en créa une semblable et dans les mêmes conditions le 16 décembre 1942 à Livry-Gargan, sur le trajet du câble Paris-Strasbourg. 6 jours plus tard, sur une dénonciation, il était arrêté et envoyé au camp de concentration où il mourut. De ses compagnons, également arrêtés, un seul revint.

Cet épisode -qui est loin d’être unique- est exemplaire non seulement par le courage de ses protagonistes mais par les compétences et les complicités techniques qu’il impliqua dans l’administration, dans les laboratoires publiques et jusque dans l’industrie. Car, dans la France humiliée des années 1940-1944, la technique des télécommunications n’est pas restée immobile, elle a même gagné en efficacité du fait qu’on y resserra les rangs.


 

Amicale Vie

du 1er mai au 31 octobre 2019

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